EKBOM ? ET BAM !
Un nouvel album aussi efficace qu'une patate de forain !
Nos brutal-death-métalleux stéphanois préférés sortent un nouvel album qui va, sans nul doute, marquer l'évolution du metal de son empreinte. Un peu comme la grosse main de Bud Spencer sur la gueule du gars qui se prend pour un gros dur. Ça va lui laisser une trace, c'est sûr !
Un bon conseil : si vous vous apprêtez à écouter « Ekbom », le nouvel album de Benighted, mettez un casque et un protège dents, c’est plus prudent ! Et si vous voulez en savoir plus, lisez l’interview qui suit, c’est Julien qui s’y colle pour nous répondre.
Si j’ai bien compté, hormis votre CD/DVD live « Brutalive the sick » sorti en 2015 et votre EP « Dogs always bite harder than their master » sorti en 2018, vous en êtes à votre 10ème album avec la sortie de votre nouvel opus « Ekbom » : félicitations ! Comment vous sentez-vous à l’approche de cette étape importante de votre carrière ?
Julien : Merci beaucoup, oui c’est toujours quelque chose de sortir un 10ème album qui, nous l’espérons, marquera les esprits et ravira nos fans ! On a mis le paquet pour ne rien laisser au hasard et sortir tout ce qu’on avait dans les tripes !
Tout d’abord, parlons un peu du visuel de votre nouvel album : une superbe illustration en noir et blanc d’un être mi-femme, mi-zombie, mi-araignée orne la pochette. Qui en est l’auteur, pourquoi ce visuel en particulier et quelle est l’histoire derrière le titre de cet album ?
Oh oui, cette œuvre magnifique a été réalisée comme celle de notre précédent album « Obscene Repressed » par l’incroyable Robert Borbas alias Grindesign qui est non seulement un dessinateur de génie mais aussi un des tatoueurs les plus reconnus dans le milieu ! Cet artwork symbolise les hallucinations visuelles et cénesthésiques du syndrome d’Ekbom qui est une forme délirante de parasitose où la personne est victime de sensations de reptations sous-cutanées et voit les insectes courir sous sa peau.
Y a-t-il un thème ou un concept global qui relie les chansons ?
Absolument, il s’agit à nouveau d’un concept album qui raconte l’histoire d’une personne atteinte d’une pathologie psychiatrique, ses traumas de l’enfance et l’adolescence et comment elle développe ses symptômes. Cette fois -ci, il s’agit d’une jeune femme qui a accompagné sa mère malade du cancer durant toute son adolescence et qui s’est construite avec la conviction que l’ennemi qui nous tue est à l’intérieur de nous. Lorsqu’elle décompense, elle présente non seulement un tableau clinique qui évoque le syndrome d’Ekbom mais aussi des hallucinations visuelles à propos d’un homme à la présentation mi-démon mi-insecte qui la surveille constamment et sourit lorsqu’elle se découpe la peau pour faire sortir les insectes.
En regardant en arrière sur votre parcours musical, quelles sont les principales leçons que vous avez apprises au fil des neuf premiers albums, et comment les appliquez-vous à celui-ci ?
Je dirais d’abord qu’il ne faut jamais oublier de se faire plaisir à toutes les étapes de la création d’un album, être authentique dans ce qu’on veut jouer et assumer son identité sans suivre les modes du moment pour ne pas devenir un « groupe Tiktok » entre autres ! Ah ah ! Ce nouvel album est de la pure essence Benighted et les quatre personnes qui ont jeté leur rage dedans l’ont fait avec sincérité, passion et sans compromis.
Comment définiriez-vous le son de Benighted ? Est-ce que c’est quelque chose qui a été réfléchi en groupe pour avoir une empreinte particulière ?
Nous essayons de faire évoluer notre son à chaque album pour que son identité soit unique. « Ekbom » ne déroge pas à la règle et pour cet album, nous avons cherché avec l’aide de notre producteur Kohle du Kohlekeller Studios (Powerwolf, Aborted, Crematory…) à avoir un son à la fois plus massif et moderne cette fois, pour qu’il mette en avant non seulement la brutalité mais aussi la musicalité de l’album ! Si, si, la musicalité ! Lol !
La richesse sonore et la complexité technique de vos compositions vous obligent-elles à faire des choix stratégiques en termes de matériel et d’instruments pour pouvoir être aussi efficace sur album que sur scène ?
Oui, pour un gain de temps et de restitution de notre son, Manu et Pierre jouent tout deux sur des Quad Cortex par exemple. On veut vraiment que la logistique sur scène aide à aller dans le sens de la simplicité et de l’efficacité de notre son tel qu’il est travaillé sur album ! Concernant Kévin, il est tellement inhumain en tant que batteur que le son que son instrument sonne toujours de façon incroyable en live !
Quels défis avez-vous rencontrés lors de la création de cet album, notamment en tant que groupe qui a déjà une longue carrière derrière lui ?
Bien sûr le premier défi est de ne pas se répéter et donner une identité propre à l’album qui le distingue des précédents. Techniquement et musicalement, on a atteint un niveau, je pense, encore inégalé dans la discographie du groupe.
Est-ce que le processus d’écriture et d’enregistrement de cet album a été différent des précédents ? Si oui, en quoi ?
Non, nous avons toujours la même méthode, à savoir que Manu compose absolument tout, qu’on travaille ensemble dans un deuxième temps sur les structures tous les deux par rapport à mes idées de placement du chant, les arrangements, etc… puis Kévin et Pierre s’approprient les parties de leur instrument pour y mettre leur style et leurs idées.
Y a-t-il des invités spéciaux sur cet album ? Comment leur contribution a-t-elle enrichi votre musique ?
Il y en deux et pas des moindres ! Tout d’abord Oli d’Archspire, groupe avec lequel on a partagé une pure tournée européenne l’année dernière et à qui dans un moment de fête bien arrosée dans le tour-bus, j’ai demandé un feat sur notre album à venir, il a dit oui tout de suite alors que le morceau n’existait pas encore. Du coup, comme on avait l’idée d’un morceau ultra rapide en tête, et parce qu’Archspire revendique de faire des morceaux à 400bpm, on a monté celui-ci à 402bpm, juste pour le fun ! Oli a fait des parties vocales folles et l’alternance de nos voix en font un morceau tellement extrême que je pense que les gens ne sont vraiment pas prêts… Ah ah !
Le second feat est celui d’un frère d’armes avec qui on partage la scène depuis plus de 20 ans, à savoir Xavier des ambassadeurs du grindcore français Blockheads, groupe à la réputation scénique folle ! Le morceau sur lequel il intervient « Fame of the Grotesque » est d’une violence incroyable, je l’adore !
Comment choisissez-vous les chansons qui figureront sur l’album ? Y a-t-il des morceaux qui ont été particulièrement difficiles à sélectionner ?
Alors c’est très simple, on n’a absolument jamais de morceau en plus que ceux présents sur l’album. Si on commence à composer un morceau qui ne serait par exemple pas assez puissant pour ouvrir l’album, on ne le travaille pas plus et on le jette.
En quoi cet album diffère-t-il des autres dans votre discographie, et qu’est-ce qui le rend unique pour vous en tant que groupe ?
Je dirais que c’est le plus noir de la discographie, une entité qui fait qu’on a les images des hallucinations du concept quand on l’écoute, la violence et le côté insidieux de la psychose. On a notamment fait une utilisation des samples qu’on n’avait jamais essayé sur cet album. Je dirais aussi que pour mieux servir son ambiance, il a aussi des influences plus Black Metal et Hardcore que ses prédécesseurs.
Quels sont vos espoirs et vos attentes pour cet album, tant sur le plan artistique que sur le plan de l’accueil par les fans et les critiques ?
On espère que les fans plongeront directement dans cet univers horrifique et pourtant tellement teinté de réalité quant à la psychose qu’il dégage. Nous écrivons nos morceaux comme de vraies chansons et c’est trop bon d’entendre les gens gueuler les refrains avec moi quand on les joue sur scène ! Et on a bien l’intention de tourner dans le monde entier dès sa sortie pour le défendre sur scène et nous éclater à voir les fosses se déchaîner !
À quoi peut s’attendre votre public en termes de tournée ou de promotion pour cet album ? Y a-t-il des projets spéciaux que vous avez prévus pour célébrer ce jalon important ?
Nous avons pour commencer le fameux Warm-up Hellfest Tour dès la sortie de « Ekbom » où on va sillonner les routes de France et de Suisse avec Ten56 pendant deux semaines, puis nous avons des festivals géniaux comme le Mena Rock Festival en Tunisie, le Lions Metal Fest en France parmi tant d’autres, puis nous aurons une tournée canadienne en septembre, une tournée européenne en novembre, Amérique du Sud en mars 2025, plus plein d’autres choses qui vont se confirmer, ça va être bien énorme !
Finalement, maintenant que vous avez atteint le cap des 10 albums, quel est le prochain défi pour le groupe ? Avez-vous déjà des idées sur ce que l’avenir vous réserve sur le plan musical ?
Personnellement, je rêve de jouer au Japon et en Australie où nous ne sommes encore jamais allés, et je sais que ça va se réaliser en 2025, donc je ne peux pas être plus heureux !
Y-a-il une question que vous auriez aimé qu’on vous pose ?
Juste un petit mot pour vous remercier vous, Hyraw Clothing, qui nous avez toujours soutenu et grâce à qui on peut proposer un merch original et d’une qualité incroyable à nos fans d’année en année ! Merci vraiment de votre passion et de la qualité de votre travail !

BENIGHTED :
- Julien Truchan – Chan
- Emmanuel Dalle – Guitare
- Pierre Arnoux – Basse
- Kévin Paradis – Batterie
Pour plus d’infos, suivre l’actualité, les dates de tournée et pour soutenir le groupe en portant leurs vêtements, c’est ici : Facebook Benighted
co-branding hyraw x benighted
En 2024, pas moins de 4 produits ont été élaborés en partenariat avec le groupe pour accompagner la sortie du nouvel album et la tournée qui va avec !